Cette édition est placée sous le thème « Sobriété – Efficacité – Décarbonation – Adaptation – Désirabilité » (édition 2026). Pourriez-vous expliquer pourquoi ces axes ont été choisis ? Quelles sont les priorités pour vous à court et moyen terme ?
La prochaine édition d’EnerJ-meeting (10ème édition) qui se tiendra le 10 février 2026, s’annonce comme un rendez-vous majeur pour les décideurs et prescripteurs du bâtiment et de la transition énergétique. Cette année, nous avons choisi de placer l’événement sous le thème « bâtir 2025 avec Sobriété – Efficacité – Décarbonation – Adaptation – Désirabilité ».
Ces axes reflètent les enjeux indissociables auxquels la filière du bâtiment est confrontée aujourd’hui face aux défis de la transition énergétique et écologique. D’abord la sobriété c’est-à-dire protéger le bâti, ensuite l’efficacité énergétique pour optimiser le moindre kilowattheure, ensuite les solutions techniques bas carbone, puis l’adaptation résiliente du bâtiment face au changement climatique et enfin dernier pilier c’est propre à cette édition 2026, la désirabilité !
La désirabilité marque une étape essentielle dans la transition écologique : elle nous fait sortir du discours de la contrainte — « il faut », « il faut réduire », « il faut renoncer » — pour entrer dans une dynamique positive, centrée sur l’humain et l’envie de vivre mieux. La transition ne doit plus être perçue comme une série d’efforts, de restrictions ou de sacrifices, mais comme une opportunité de créer des espaces plus confortables, plus sains, plus beaux et plus harmonieux avec notre environnement. La désirabilité, c’est reconnaître que l’écologie n’est pas seulement une affaire de normes et de technologies, mais d’adhésion, de culture et de plaisir à agir.
Elle place l’humain au cœur du processus : c’est l’usager qui facilite l’usage économe du bâtiment, c’est le professionnel qui se saisit des innovations parce qu’elles améliorent son quotidien, c’est le citoyen qui s’engage parce qu’il comprend que ces transformations contribuent à son bien-être. Un bâtiment bas carbone, un quartier résilient ou un matériau biosourcé deviennent désirables lorsqu’ils apportent davantage de confort, de santé, de qualité architecturale, d’émotions positives.
La désirabilité permet ainsi d’accélérer les changements : elle transforme l’obligation en envie, la transition en mouvement collectif, et la contrainte en projet enthousiasmant. C’est l’adhésion humaine qui rend l’écologie facile, fluide et durable.
À court terme, notre priorité est de montrer que les projets innovants « bâtir 2050 » existent déjà via tous les retours d’expérience qui sont présentés lors de nos conférences. Cela permet de partager et de faire évoluer dès aujourd’hui les idées et conception pour engager toute la filière avec sens et responsabilités pour eux-mêmes et les générations futures.
Le programme 2026 prévoit des conférences, des tables rondes, des retours d’expérience, des pitchs, et un espace « Compétences 2050 ». Quels sont les temps forts ou les nouveautés que vous attendez particulièrement cette année ?
Le programme 2026 est particulièrement riche et structuré pour offrir des décryptages et des retours d’expériences remarquables et inspirants correspondants aux cinq piliers pour Bâtir 2025 » avec 1. Sobriété, 2. Efficacité, 3. Décarbonation, 4. Adaptation, 5. Désirabilité.
Les conférences plénières seront le cœur du salon : animées par des experts de renommée notables, pour ne citer que François Gemenne, politologue et co-auteur du sixième rapport du GIEC, Virginie Leroy, Présidente de Vinci immobilier, Sylvain Waserman, Président Directeur Général de l’ADEME, Xavier Piechaczyk Président du Directoire de RTE, Doris Birkhofer, présidente de Siemens France, Marjolaine Meynier-Millefert, Présidente HQE-GBC, Lionel Causse, député et membre Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, Geoffroy Boulard, Vice-président de la Métropole du Grand Paris délégué à la communication, Pascale Courcelle, Directrice du financement immobilier énergie environnement, Bpifrance ; Philippe Pelletier, Président, Plan Bâtiment Durable, etc, …
Les thématiques et sujets seront nombreux telles que la nouvelle réglementation environnementale RE2020 avec ces nouveaux seuils, l’économie circulaire et le réemploi, la rénovation bas carbone et le hors site. Il ne faudra pas manquer les tables rondes comme « Paris à 50° », les nouvelles sources de financement, sortir de la crise du bâtiment, l’intelligence artificielle au service de la décarbonisation, etc.
Les pitchs de start-ups introduisent une dynamique de créativité et d’innovation, offrant un regard neuf sur les technologies émergentes et les pratiques durables. Enfin, l’espace « Compétences 2050 » continuera de mettre l’accent sur la formation et l’anticipation des métiers de demain, en favorisant les échanges entre jeunes professionnels, formateurs et entreprises.
EnerJ-meeting proposera en conférences plénières des projets et retours d’expériences « internationaux » qui sortent de l’Hexagone en mettant en avant le savoir-faire de nos voisins européens. En lien avec cet accompagnement EnerJ-meeting 2026 accueillera une exposition exceptionnelle dédiée aux lauréats du Grand Prix AFEX. Cette présentation met à l’honneur des réalisations architecturales françaises à l’international, distinguées pour leur excellence environnementale, leur performance énergétique, leurs innovations constructives et leur capacité à proposer des réponses originales aux grands enjeux contemporains.
Le salon intègre un « Village biosourcé / économie circulaire / réemploi ». Comment voyez-vous la place des matériaux biosourcés et de l’économie circulaire dans l’avenir de la construction ? Quels retours attendez-vous de cette partie du salon ?
Le Village biosourcé / économie circulaire / réemploi constituera un autre temps fort de l’édition 2026. Les matériaux biosourcés et les pratiques d’économie circulaire ne sont plus une option : ils dessinent l’avenir du bâtiment bas carbone et durable. Nous attendons de ce village qu’il stimule l’expérimentation, montre des projets concrets et inspire les industriels et maîtres d’ouvrage à intégrer ces pratiques dans leurs filières. Il s’agit de démontrer que performance et responsabilité environnementale peuvent aller de pair, tout en créant de la valeur économique et sociale.
Êtes-vous en mesure de mesurer l’impact concret (environnemental, social, économique) d’EnerJ-meeting — soit pour les participants, soit pour l’industrie ? Par exemple via des bilans carbone, des initiatives concrètes, des projets lancés suite au salon…
EnerJ-meeting est un lieu d’échanges intensif avec un levier d’impact concret pour agir avec une démarche résolument bas carbone. Les destinataires sont les décideurs clés du bâtiment et c’est plus de 4000 responsables qui sont attendus le 10 février prochain. Il y a un véritable impact environnementale sociale et économique et cela se ressent dans la dynamique extraordinaire que provoque l’événement auprès de tous les visiteurs qu’ils soient maîtres d’ouvrage maîtres d’œuvre financeurs, entreprises ou industriel.
L’attention au niveau de l’organisation est également portée pour délivrer le moindre impact carbone et ce dans les moindres détails : construction bois des stands, aucun plastique présent, alimentation à circuit court, … De plus, EnerJ-meeting déploie ces événements à Paris et en région comme à Lyon et à Nantes de sorte de minimiser les longs déplacements souvent propices à l’utilisation de l’avion (mode de transport des plus carboné). La démarche organisationnelle d’EnerJ-meeting est réellement engagée dans un objectif global de bas carbone.
Qui est l’audience cible d’EnerJ-meeting (maîtres d’ouvrage, architectes, industriels, start-ups…) ? Et comment garantissez-vous la qualité des rencontres et des mises en relation ?
Rappelons les chiffres clés de l’édition parisienne ; sur la base de la précédente édition : 4000 professionnels présents le jour J, 170 conférenciers référents, 150 exposants leaders et start-ups, etc, … Tout cela dans le cadre magnifique du Carrousel du Louvre à Paris.
La qualité des contacts est assurée par une application de mise en relation continûment mise à jour depuis 10 ans et qui répartit les participants selon leur activité, leur fonction et leurs centres d’intérêts. À titre information, ce sont plus de 23 000 mises en relation qui ont été réalisées pour l’édition 2025.
Dans un contexte de transition écologique et de pression réglementaire (normes, performance énergétique, etc.), comment assurez-vous que le contenu du salon reste pertinent, crédible et utile pour les professionnels ?
La réglementation en France est exigeante et, précisons-le, de bon niveau comparativement à nos voisins européens et autres. La France suit la feuille de route de décarbonisation de son économie à l’horizon 2050. Il est ainsi étonnant de voir au travers les nombreux projets et retours d’expérience, comment la filière bâtiment est engagée et donne des résultats positifs malgré la pression réglementaire. La crédibilité d’EnerJ-meeting c’est en fait construite autour de la qualité des conférenciers et du niveau des sujets traités avec en parallèle des retours d’expérience remarquables qui montrent que Bâtir 2025 » avec 1. Sobriété, 2. Efficacité, 3. Décarbonation, 4. Adaptation, 5. Désirabilité est possible. Avec bon sens, détermination tout en optimisant le coût global.
Enfin, qu’aimeriez-vous dire aux professionnels ou aux jeunes qui hésitent à participer : pourquoi devraient-ils s’inscrire à EnerJ-meeting maintenant ?
EnerJ-meeting est le moment idéal, c’est « the place to be » pour s’informer des dernières informations réglementaires et techniques, pour rencontrer les acteurs clés et faire du business également, pour s’inspirer ainsi de rencontres et de projets innovants qui façonnent le bâtiment de demain.
Participer à EnerJ-meeting, c’est prendre une longueur d’avance, échanger avec les leaders et pionniers de la transition écologique, partir avec des idées et surtout des actes simples à reproduire dès le lendemain. Une dose de vitamines, un boost d’expérience, un bon en avant d’idées et de bonnes pratiques !


























