Le Ministère espagnol des Transports, de la Mobilité et de l’Agenda urbaine a confirmé dans un communiqué le lancement d’une étude stratégique sur l’utilisation de solutions alternatives au diesel sur les lignes ferroviaires non électrifiées, ouvrant une nouvelle phase de modernisation vers une mobilité plus durable en Espagne.
Électrifier sans fil — Batteries et hydrogène au centre du débat
Traditionnellement, une grande partie des lignes secondaires du réseau ferroviaire espagnol repose sur des locomotives diesel faute d’électrification. Ce mode énergétique, malgré quelques améliorations techniques au fil des années, reste une source significative d’émissions de CO₂ et de polluants atmosphériques.
Dans ce contexte, le ministère a décidé de focaliser ses efforts sur deux technologies prometteuses :
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Les trains à batteries électriques : inspirés du succès des bus électriques urbains, ces rames seraient rechargées périodiquement en gare ou via des sections électrifiées ponctuelles, évitant le coût souvent prohibitif d’une électrification complète des voies.
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L’hydrogène vert : produit à partir d’énergies renouvelables, ce carburant propre pourrait offrir une autonomie importante, avec pour seule émission de vapeur d’eau, ce qui en fait une solution attractive pour les lignes longues non électrifiées.
Le ministère évalue actuellement le potentiel de ces solutions pour remplacer progressivement le diesel, tant d’un point de vue technique qu’économique. Les résultats de cette étude orienteront les décisions d’investissement à moyen terme.
Objectif : décarboner le réseau ferroviaire secondaire
Cette initiative s’inscrit dans une logique plus large de transition vers un transport ferroviaire plus propre, plus silencieux et plus attractif. Outre la réduction des émissions, les avantages attendus incluent :
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une réduction des coûts d’exploitation à long terme ;
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une amélioration du confort des passagers ;
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un renforcement de l’accessibilité des territoires moins desservis économiquement et géographiquement.
Dans un contexte où l’Union européenne encourage fortement la décarbonation des transports, notamment via les fonds NextGeneration EU, ce virage vers des solutions alternatives s’inscrit dans la stratégie globale de mobilité durable de l’Espagne pour la décennie à venir.
Un tournant dans la transition énergétique du ferroviaire
L’étude lancée par le ministère ouvre la porte à une série de projets pilotes et à des appels d’offres publics ciblés, qui pourraient voir le jour dès 2026. En misant sur l’hydrogène vert et les batteries, l’Espagne embrasse une approche technologiquement diversifiée, répondant aux enjeux climatiques et économiques du secteur.
Avec cette orientation, le pays se positionne comme un acteur de premier plan en Europe sur les solutions alternatives au diesel dans le transport ferroviaire — une tendance qui pourrait inspirer d’autres États membres dans leur transition énergétique.
Sources : Ministère des Transports d’Espagne.


























